« Le Cameroun n’est  pas le Mali ! »

Comme d’habitude, dans notre pays, pratiquement tout le monde, aussi bien du côté des tenants du pouvoir que de ceux qui s’opposent à eux, fait dans la simplification en évitant surtout bien soigneusement, soit par ignorance, soit par calcul égoïste, soit par mauvaise foi ou tout bonnement par ce tribalisme qui bien qu’existant, ne dira jamais son nom ici, d’aller au fond du problème et d’en expliquer les tenants et les aboutissants.
Le Cameroun n’est bien évidemment pas le Mali, mais il faut expliquer pourquoi justement il ne l’est pas ? Est-ce parce que les Maliens sont des martiens et les Camerounais des terriens ? Et il ne faut surtout laisser croire qu’au Mali, on n’a pas eu à faire face à un régime aussi retors que celui de Yaoundé, ou bien, aux mêmes difficultés que celles que les opposants rencontrent au Cameroun.
Non ! Contrairement à ce que l’on veut laisser croire, le mal camerounais réside essentiellement dans l’amateurisme et la pseudo suffisance.
Lorsque l’on s’informe sérieusement et profondément de ce qu’est historiquement, politiquement, sociologiquement et intellectuellement (rien avoir avec les diplômes made in France) le Mali, on peut alors comprendre deux choses : Premièrement, pourquoi l’opposition camerounaise piétine et pourquoi Biya peut proclamer urbi et orbi, « Ne dure pas au pouvoir qui veut, mais qui peut » ; deuxièmement, pourquoi justement, on devrait s’inspirer dialectiquement et politiquement du Mali.

Par Jean-Pierre DJEMBA

Sillon PANAFRICAIN

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