Par Joel Tchassom pour le sillonpanafricain.net
Pendant des décennies, l’Occident a enfermé l’Afrique dans un carcan intellectuel : le dogme des “valeurs universelles”. On a vendu aux capitales africaines la “bonne gouvernance”, le “développement social” et la “démocratie libérale” comme les uniques clés de la liberté. Mais en ce début d’année 2026, face à la déflagration technologique du missile hypersonique russe Oreshnik, le masque humaniste s’effondre.
Emmanuel Macron, dans un moment de lucidité brutale, ne convoque plus Montesquieu ou les droits de l’homme ; il parle de portée de tir, de vitesse de saturation et de segments stratégiques. En avouant que l’Europe est désormais « à portée » de la foudre russe, il valide trois réalités que la propagande cherchait à camoufler :
L’hypocrisie de la posture française est ici flagrante. Ce que Paris érige en impératif catégorique pour la survie de l’Europe — le réarmement massif et la capacité d’inspirer la crainte — elle le refuse par tous les moyens à ses “partenaires” africains.
Dès qu’un État africain cherche à acquérir des capacités souveraines (drones longue portée, satellites de reconnaissance, systèmes sol-air S-400 ou équivalents), il subit un chantage multidimensionnel. On active alors un piège sémantique redoutable :
Le panafricanisme émotionnel, nourri de ressentiment et de nostalgie, a atteint son point de rupture. Il a éveillé les consciences, mais il est incapable de gagner une guerre moderne. L’Afrique doit opérer une mue vers un panafricanisme stratégique et transactionnel.
Le monde ne respecte pas la morale, il respecte la capacité de nuisance. Pour que l’Afrique soit libre, elle doit être redoutable.
L’autonomie africaine ne sera pas un miracle spontané, mais le fruit d’une construction méthodique :
L’aveu d’Emmanuel Macron est un cadeau empoisonné que nous devons transformer en opportunité. Il nous confirme que l’ordre mondial de 2026 est une jungle où seuls les puissants s’asseyent à la table des décisions.
La leçon est simple et brutale : si nous ne construisons pas les conditions pour être craints, nous ne serons jamais libres. La souveraineté n’est pas un diplôme décerné par la “communauté internationale”, c’est un muscle qui s’exerce. Le temps de la naïveté est terminé. L’Afrique doit choisir son camp : celui des architectes de sa propre puissance, ou celui des colonisés de demain.
Soyons puissants, ou condamnons-nous à l’effacement.
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