L’élection présidentielle récente au Cameroun restera gravée dans les annales comme le théâtre d’un basculement structurel sans précédent, souvent désigné sous le nom d’« effet Tchiroma Bakary ». Ce phénomène va au-delà d’une simple victoire électorale pour incarner une véritable cosmogonie sociopolitique, c’est-à-dire une refondation du sens et de l’ordre symbolique du pouvoir. Issa Tchiroma Bakary, candidat du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), n’a pas seulement remporté des suffrages ; il a déconstruit quarante ans de paradigme politique, révélant une profonde aspiration du « Cameroun profond » à la rédemption politique et à une nouvelle légitimité du leadership.
Le raz-de-marée électoral de Tchiroma Bakary a provoqué une sidération au sein de l’élite politique établie, particulièrement celle du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC). Dans les bastions traditionnels du pouvoir, le dépouillement s’est déroulé dans un silence d’incrédulité, symbolisé par l’effondrement d’un militant face à l’avance écrasante du candidat de l’opposition.
Cette rupture électorale trouve sa source dans l’usure structurelle du système en place :
Le Grand Nord du Cameroun, traditionnellement perçu comme une zone d’équilibre, a joué un rôle déterminant dans cette dynamique.
L’effet Tchiroma est ainsi devenu un carrefour d’intérêts et d’aspirations régionales, transcendant la seule affiliation partisane.
Ce basculement interne est observé de près par la communauté internationale. Les missions d’observation (africaines, européennes et onusiennes) ont noté l’ampleur de la participation populaire.
L’« effet Tchiroma » représente donc un tournant anthropologique et moral ; il est la manifestation d’une reconquête de la parole citoyenne. Le défi majeur pour l’avenir est de transformer cette ferveur populaire en une stabilité durable, empêchant ce « volcan social » de se muer en éruption incontrôlable.
La prudence est de mise pour toutes les parties. Les signaux de tension, les discours identitaires montants et la division non vérifiée au sein des forces armées exigent une responsabilité collective.
Au-delà des chiffres, la cosmogonie de l’effet Tchiroma Bakary marque la naissance d’une nouvelle ère de conscience politique, une refondation symbolique du Cameroun où la souveraineté du peuple retrouve enfin sa valeur fondatrice. Le pays s’engage indéniablement sur une voie où les choses « ne se passeront plus comme par le passé ».
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