Par Joël Tchassom pour le sillonpanafricain.net
Pendant des décennies, l’Occident a imposé au monde, et particulièrement à l’Afrique et à sa diaspora, un narratif infantilisant.
C’était le contexte passif : une époque où la “bonne gouvernance”, le “développement social” et la “démocratie libérale” étaient présentés comme les seuls préalables à la liberté. On expliquait aux capitales africaines comme aux communautés afro-descendantes que la sécurité était une affaire de traités de papier et de “contrat social”.
Aujourd’hui, nous entrons dans le contexte actif : le voile se déchire. Aux États-Unis, l’Amérique de 2026 est devenue une poudrière où 35,9 millions de citoyens vivent dans une précarité extrême, devenant les coupables désignés de tous les malheurs. Dans les rues, l’ennemi porte un nom : l’ICE. Cette milice anti-migrants, forte d’un blanc-seing du pouvoir, agit comme une force d’occupation dont les méthodes rappellent les SA de l’entre-deux-guerres.
Face à cette menace, une image surgit du passé : des civils armés, bérêts noirs vissés et fusils d’assaut serrés contre la poitrine. Le retour des Black Panthers n’est pas une simple réminiscence historique ; c’est la validation brutale que dans la jungle de la Realpolitik, la parole n’a de valeur que si elle est appuyée par un canon.
L’action de l’ICE aux États-Unis et les politiques d’ingérence en Afrique partagent une même racine : la volonté de maintenir certaines populations dans un état de vulnérabilité permanente.
Pour le panafricaniste souverainiste, le spectacle des Black Panthers faisant face aux agents fédéraux est une leçon de réalisme stratégique.
L’Amérique de 2026 est un laboratoire mondial. Le combat des Black Panthers contre l’injustice de l’ICE est le miroir de la lutte africaine pour l’autonomie. La leçon de cette nouvelle ère est d’une simplicité brutale : si nous ne construisons pas les conditions pour être craints, nous ne serons jamais libres.
L’alternative est binaire : soit nous nous hissons au rang de puissances respectées et redoutables, soit nous acceptons d’être colonisés sous de nouvelles formes, plus subtiles mais tout aussi dévastatrices. Que la force soit avec ceux qui, dans l’arrière-cour de l’empire ou sur les terres ancestrales, ont compris que la puissance est la seule garantie réelle de la dignité.
Soyons puissants, ou condamnons-nous à l’effacement.
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