ELECTIONS AMERICAINES: Institutions et Démocratie par le Dr Siméon KUISSU

ELECTIONS AMERICAINES: Institutions et Démocratie par le Dr Siméon KUISSU

Il fallait attendre le 20 janvier pour conclure : joe Biden est installé à la maison Blanche;

crise de l’élection présidentielle du 4 Novembre 2020

« La crise qui a suivi l’élection présidentielle du 4 Novembre 2020 aux ETATS UNIS ne révèle pas la fragilité de la démocratie américaine, mais la folie de la classe politique républicaine, qui a laissé un déséquilibré mental accéder à la présidence de la République».
L’échec de la tentative de coup d’état de DONALD TRUMP a confirmé la solidité des institutions américaines. L’armée a refusé d’exécuter les ordres anti républicains du Président. La justice a ignoré ses tentatives de manipulation. Les gouverneurs des Etats sollicités par Trump pour inverser les résultats électoraux ont refusé. La police  d’abord débordée a envoyé des renforts pour expulser la horde des « fous de Dieu » qui avait envahi le capitole, temple du système démocratique américain. La classe politique républicaine, aveuglée par les « suprématistes blancs »  

Des partisan·es de Trump et des membres des groupes d'extrême droite Patriot Prayer et Proud Boys se sont rassemblé·es devant le Capitole pour une manifestation à Salem, dans l'Oregon, le 7 septembre 2020, et ont affronté des manifestant·es antifascistes. | Dîner d'Allison / AFP
Les suprémacistes blancs sont à l’origine de la majorité des attentats terroristes aux États-Unis | Slate.fr

porte la lourde responsabilité de diviser la société américaine et de semer la semence d’une nouvelle guerre civile dont elle n’est même pas certaine d’en sortir victorieuse.
Les institutions se sont retrouvées en train de défendre la République contre celui, le chef de l’Etat, qui est censé la protéger ! C’est là tout la différence avec les prétendues démocraties africaines.

Des soldats de la Garde nationale devant le Capitole, le 12 janvier.
Capitole envahi : l’armée américaine condamne et joue la carte de la loyauté (ouest-france.fr)

Cas du Cameroun

Au Cameroun, jusqu’à présent, L’armée, la police, les fonctionnaires du commandement, et SURTOUT LA JUSTICE sont aux ordres du « président ». Donc il ne suffit pas d’avoir des institutions pour que la démocratie soit. Il faut aussi des hommes et des femmes démocrates eux-mêmes. La démocratie ce n’est pas ce qui est  marquée sur le papier, c’est ce qui est inscrit dans les têtes. Combien de temps faudra-t-il au Cameroun pour forger de telles têtes ?
« Crise post- électorale », les mêmes mots qu’au GABON, en RDC, au CAMEROUN, en COTE D’IVOIRE, et en GUINEE ? Etc… Les mêmes mots, mais pas la même issue. L’Amérique n’est le pré- carré de personne. La similitude  des procédés utilisés par les dictateurs africains « sortant-entrant » signifie que ces procédés ont été élaborés dans les mêmes officines, c’est-à-dire par les lobbies néocoloniaux occidentaux, qui n’acceptent pas et n’accepteront jamais que l’Afrique devienne libre et indépendante.  A nous d’en tirer les conclusions : RESISTER ! L’antériorité nègre de la culture humaine ne signifie pas que l’Afrique a connu son heure de gloire dans l’antiquité et qu’elle est désormais vouée aux gémonies.


Dr Siméon KUISSU
21 JANVIER 2021

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